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La fraternité, chemin du salut

La fraternité, chemin du salut

La longue histoire de Dieu avec l’humanité témoigne à bien des égards que le salut de l’homme passe par son frère. Depuis la création, Dieu ne veut pas l’homme seul. La création elle-même, n’aurait peut-être pas été satisfaisante à l’homme s’il ne recevait pas en don son alter ego : « l’os de mes os, la chair de ma chair » (Gn 2, 23). C’est dire que l’homme ne se reconnait réellement qu’en rencontrant l’autre. Quand cette rencontre fraternelle est bien vécue, l’homme se reconnait, s’épanouit, se réjouit, se développe, est exalté et dignifié : « os de mes os. » En bref, il chemine avec pleine vie vers son Créateur. Mais, lorsque la rencontre avec son semblable est mal vécue, il se perd dans la peur, la convoitise, la jalousie, la trahison (comme le jeune Joseph vendu par ses frères), la méfiance, la fragilité, le conflit comme Ésaü et Jacob. Il ne s’identifie plus, fuit et erre comme Caïn, régresse et perd sa dignité, il côtoie les sentiers de la mort comme Urie le Hittite (2Sam 11, 15) ; bref, il s’éloigne du salut.  La fraternité bien vécue s’impose alors comme sa voie d’accès à la plénitude de vie en Dieu.

Le Christ, en prenant « chair de notre chair » nous l’a bien démontré. Si cela n’était pas nécessaire Dieu aurait-il choisit de se faire semblable à nous pour nous sauver? L’homme de ce temps, peut donc comprendre davantage que le salut du monde tient à bien des mesures à cette fraternité si chère. Pour sa mission de salut, l’Homme-Dieu s’est Lui-même associé des semblables qu’Il a appelé « deux à deux » et envoyé « deux à deux » (Mc 6, 7), chacun avec son semblable.

Dieu veut le salut de l’homme, mais non sans lui-même. La fraternité doit alors retrouver sa place dans ce monde où l’homme écarte plutôt son semblable, dans un vain espoir de s’épanouir seul. Seule cette ouverture à l’altérité est chemin de vie en abondance et garantie d’un vrai épanouissement, au-delà même de nos propres frontières existentielles (Joseph en Égypte).

À Jésus, André a conduit Simon son frère, Philippe a conduit Nathanaël: où conduis-tu ton frère aujourd’hui? Qu’as-tu fait de ton frère –demande le Seigneur à Caïn. Bref, l’homme ne peut se présenter devant Dieu sans son frère; donc, la fraternité est le chemin véritable du salut.

P. Adalbert Fouda Sch. P.

ADALBERT FOUDA

ADALBERT FOUDA

Piariste

Né à Yaoundé. Religieux et prêtre piariste. Exerce actuellement son ministère à Libreville comme enseignant de mathématiques et religion au Collège Calasanz; et vicaire de la Paroisse. L’enfant c’est ma passion!
Oración ante la Cruz. Hasta que nuestros caminos se vayan haciendo uno

Oración ante la Cruz. Hasta que nuestros caminos se vayan haciendo uno

¿Dónde quedaron tus hermosas palabras y tus liberadoras acciones? ¿Dónde están tus fuertes denuncias y tus generosos gestos? ¿Hacia dónde volaron tus banderas y tus sueños, tu sonrisa y tu esfuerzo? ¿Por qué frenaron tu amor incontenible, tu libertad derramada, el Reino que desataste? Ya no es tiempo de camino, de aldeas y de milagros. Detuvieron tus pasos, tu palabra y tu aliento. Ahora es tiempo de silencio, de dolor injusto, de muerte absurda. Es tiempo de abandono, de gritos en la noche, de ventanas cerradas y venganzas liberadas. Es el tiempo de tu amor sacrificado, de tu palabra realizada, de tu entrega sin medida.

Pero tu cruz lleva hoy mi nombre grabado en ella con sangre. Sus maderos son del color de mi carne. Su textura es como las asperezas de mi vida, con sus astillas, sus nudos y sus agujeros. ¡Te crucifican, Jesús, en mi propia carne! Estás clavado en mi pecado, en mi debilidad y en mi fracaso. Y, sin embargo, no soy yo quien te sustenta. Es tu muerte quien me alienta, tu sangre quien me nutre, tu dolor quien me inspira.

Tu amor sacrificado me recuerda para qué vivo, por qué lloro y para quién canto. No murió tu proyecto, tu entrega ni tu Reino. Tú lo grabaste con tu sangre en mi carne. Te vaciaste en mi agitado corazón, demasiado pequeño para recibir tan grande amor.

Tu palabra grita con más fuerza que nunca entre mis miedos y mis canciones: “Felices los que se entregan en la cruz del mundo, porque mi Padre, nuestro Padre, hace florecer el desierto, hace brillar las estrellas en la oscuridad y resucita a quien por mí muere”.

Hoy te descubro tan próximo como mi esfuerzo, tan vivo como mi cuerpo, amado y entregado. Dame la mano, Señor, y guíame por los desiertos de la tentación y del encuentro, ilumíname el camino para llegar al Padre, en quien se encuentra la paz, el amor, la fuerza. Háblame una vez más de desvivirme sin temor, de derramarme sin límites, de morir resucitando. Háblale al Padre para que no permita que me pierda en tanta noche, que no me deje continuar buscando en el vacío aquello que solamente en ti encontré. Habla con El, que funda nuestros horizontes, nuestros corazones y nuestros sueños, hasta que tus caminos y mis caminos se vayan haciendo uno.

P. Carlos Aguerrea Sch. P.

Anzaldo (Bolivia)

CARLOS AGUERREA

CARLOS AGUERREA

Escolapio

Act of wisdom

Act of wisdom

Many times we were feeling frustrated in our present situations. We fell into cases that we didn’t like or expected to face. Living in that situation, we seem to think that everything has become stuck, our minds are surrounded, and we become desperate, helpless, depressed, and even want to give up everything.

Saint Paul determined in 2 Corinthians 4:17-18 that “For this momentary light affliction is producing for us an eternal weight of glory beyond all comparison,18 as we look not to what is seen but to what is unseen; for what is seen is transitory, but what is unseen is eternal.” The trouble that we are seeing, facing is just a brief moment. It will not last forever, but what we unseen does eternal, for God, who sets things to be good for us, in which as human we are finite, then couldn’t see whole things. If we are living in hope and conviction in the Lord, keeping doing the right things, and passing the tests that were sent to us through the circumstances of life, God will never forget us. He will remember us like he remembered Noah. In every moment of difficulties, we had challenges in life, just like the moment Noah sent out a raven without getting any promising signs. Therefore, we are invited to live in hope, continue to send out a dove, and seek the sign of life from God. The reason why is because God will not leave us in trouble for long; at the beginning of Genesis, Chapter VIII described that after one hundred and fifty days, the waters maintained their crest over the earth, God remembered to Noah, then he acted by made a wind sweep over the planet. We will not stay in crisis the whole of our life, for the Living God is with us.

Getting out from our crisis moments, we are also invited to learn from the example of the woman whose afflicted with hemorrhages for twelve years in the Gospel; she took the first move, to come and to touch the Lord before the power of the Lord has come upon her.

When we are stuck, we are like people sitting in a dark room, fighting with the darkness is highly useless, because basically what we have to do is get out of the room, light the candle, open the door to let the light shine through the room, only then will we not be surrounded by darkness. So the deadlocks, difficulties in life that we are facing, too, need to keep ourselves a strong hope like Noah expected the sign of life; like a woman with a hemorrhage who knows how to run to the Lord.

Trần Văn Lực Sch. P.

VAN LUC TRAN

VAN LUC TRAN

Piarist

Br. Tran Van Luc Sch. P. hails from the Archdiocese of Hanoi, Viet Nam. He is a Marketing graduate, joined the Piarist Fathers in 2014. He took Philosophy units at the Adamson University and Certificate for Practical Social Skills Class at HCMC Youth Employment Service and Vocational Training Center. He is the writer of several books, like, “Hanh Phuc & Khon Ngoan; Tien Van Tam-Nha Giao Duc…” Currently, he is taking Master of Arts in Theological Studies (MATS) – Maryhill School of Theology.

Défis actuels de la pastorale juvénile

Défis actuels de la pastorale juvénile

L’urgence de repenser la pastorale juvénile piariste, doit tenir compte de certains défis actuels, parmi lesquels :

L’intérêt: susciter de l’intérêt chez les jeunes, quand il s’agit des activités de l’Église, est actuellement un défi important dans nos milieux. En effet, les jeunes se posent de plus en plus des questions existentielles (sur le sens de leur vie, la souffrance, le futur du monde, la mort) qui demandent des réponses pratiques et quelques fois immédiates. L’Église, à travers ses agents pastoraux semble ne pas toujours avoir des solutions toutes faites à porter de main; d’où la baisse de l’intérêt chez les jeunes quant à la pastorale qui leur est proposée.

La crédibilité : il y a une crise générale de crédibilité qui pose un grand défi à la pastorale juvénile dans nos missions. En effet, le foisonnement fulgurant des scandales, surtout sexuels, des personnes consacrées et des éducateurs…créé une certaine méfiance qui paralyse l’impact de la pastorale juvénile. Cette crise de témoignage, établit un fossé entre les jeunes et les agents pastoraux; le courant de contact s’en trouvant profondément affecté.

La crise sociale et familiale : la plupart de nos jeunes vivent des situations sociales et familiales qui désorientent beaucoup leur vie chrétienne (parents divorcés, enfants adoptés, éducation monoparentale difficile, incestes, viols…). La crise dans la famille pose chez eux une échelle de croissance presque sans appui. Beaucoup sont abusés et frustrés, certains perdent gout à la vie et pensent au suicide comme solution. En bref, ils semblent ne plus trouver des repères autour d’eux.
Manque de structures adéquates : il s’agit ici d’une absence dans certains milieux des structures adéquates de formation des agents pastoraux d’une part; et d’accompagnement des jeunes d’autre part. Car, les difficultés auxquelles ils font face demandent de plus en plus qu’on soit bien formé et informé pour un accompagnement efficace.

La pandémie de la Covid-19 : depuis plus d’un an la pandémie de la Covid-19 pose un réel défi à la pastorale juvénile. En effet, la distanciation sociale comme moyen de prévention a entrainé l’interdiction de rassemblement massif de personnes dans certains états, et la fermeture momentanée des écoles et des églises chez d’autres. Ceci a beaucoup gelé la pastorale juvénile. Le faussé de désintéressement s’est davantage creusé. Il y a un énorme effort de créativité chez les agents pastoraux mais la récupération des activités est très lente.

 P. Adalbert Fouda Sch. P.

ADALBERT FOUDA

ADALBERT FOUDA

Piariste

Né à Yaoundé. Religieux et prêtre piariste. Exerce actuellement son ministère à Libreville comme enseignant de mathématiques et religion au Collège Calasanz; et vicaire de la Paroisse. L’enfant c’est ma passion!

Du football à Calasanz

Du football à Calasanz

Au mois de septembre 2021, le Vicariat piariste du Congo a ouvert son noviciat dans une maison en location à Kinshasa, chez les Frères des Ecoles Chrétiennes de Saint Jean de la Salle. C’est une grande concession à l’intérieur de laquelle se trouvent plusieurs écoles. Dans les négociations avec les Frères, ces derniers nous ont permis d’occuper tous les soirs, autant qu’on le voudrait, le terrain de football de l’un de leurs collèges, situé à une centaine de mètres de notre communauté.

Avec ce stade de football des Lasalliens, l’équipe formative venait là de résoudre une difficulté : assurer aux jeunes novices et scolastiques un espace pour le sport nécessaire pour leur équilibre et développement. Ainsi, quotidiennement, le temps réservé au sport était mis à profit. Le football était à l’honneur. Les premières semaines, nos jeunes commencèrent à jouer au ballon tout seuls. Puis, certainement alerté par le bruit du ballon, Papa Philippe, un des ouvriers des Sœurs Carmélites (nos voisines), déjà âgé d’environ soixante ans, demanda à rejoindre nos joueurs. La permission lui fut accordée sans problème. C’est un homme jovial, ancien footballeur de Vita Club, la deuxième meilleure équipe de football de la République Démocratique du Congo. Pour ceux qui connaissent le football espagnol, Vita Club est à Kinshasa ce que le Barça est à Barcelone ou, pour éviter la polémique, ce que le Réal est à Madrid ! Mais bon, passons…

Papa Philippe, constatant que notre effectif ne nous permettait pas d’avoir deux équipes de onze joueurs chacune, fit venir son fils qui plus tard fit venir à son tour quelques uns de ses amis. Au fil du temps, petit à petit, on se retrouva avec beaucoup de jeunes du quartier, prêts à entrer sur le terrain. Cette situation inattendue n’était pas sans provoquer quelques problèmes : assez régulièrement, certains de nos novices qui n’avaient pas un grand talent footballistique se retrouvaient hors de la feuille de match au profit des jeunes du quartier.

Le très grand nombre de joueurs avait fini par développer la concurrence. Et ce qui pour nous était juste un sport de mise en forme devint de plus en plus violent, avec le risque de perdre sa jambe. L’intention n’était plus la même, la vision avait changé. La victoire à tout prix était devenue l’objectif principal.

Il fallait contrôler la situation avant qu’un accident malheureux ne survienne. On dit aux jeunes ce qu’on attendait d’eux et qu’au cas où ils ne respectaient pas les consignes, on leur fermerait les portes du stade. Cette mise au point eût un effet positif immédiat : nos jeunes avaient désormais la priorité sur le terrain et toute violence dans le jeu disparut. Les remplacements étaient plus nombreux pour permettre au plus grand nombre de jouer.

Mieux : cet environnement sportif est en train de se transformer en apostolat. Désormais tous les soirs, à la fin de chaque match, tous les joueurs se réunissent pour la prière. Chose encore curieuse, un de ces jeunes veut connaître plus sur saint Joseph Calasanz et veut devenir piariste. Il fait partie actuellement du groupe de nos aspirants. Une véritable vocation du football.

P. Félicien Mouendji Sch. P.

FÉLICIEN MOUENDJI MASSONGO

FÉLICIEN MOUENDJI MASSONGO

Piariste

Prêtre piariste de nationalité camerounaise. J’ai travaillé principalement comme formateur au Sénégal et au Cameroun. J’ai occupé les fonctions d’assistant provincial et responsable d’Itaka dans la Province d’Afrique centrale. Actuellement, j’exerce comme Supérieur du Vicariat piariste du Congo et Maître des scolastiques à Kinshasa (RD Congo).

Anunciar el Evangelio

Anunciar el Evangelio

Para el anuncio creíble de la Buena Noticia, de la fe, debo vivir y confesar lo que proclamo. Todas las palabras que no son un ejemplo son mentiras. Si hemos de amar a las personas, a los niños, a quienes anunciamos el Evangelio, hay que amar a los niños. De lo contrario, somos como vallas publicitarias colgadas en algún lugar que hacen poco o nada: por ejemplo, «Jesús te ama». Sí, ¿y qué? No funciona sin una relación viva.

La fe no es un saber sino una relación. Si algo o una persona no significa nada para mí, me deja frío. Lo que me deja frío no me toca. Lo que no me toca, no lo puedo amar. Sin amor, no hay relación.

Así, los niños (adultos) sólo pueden experimentar la fe cuando se les da amor (con este amor originado en Dios, el abuso del niño es imposible).

«Amad a vuestros enemigos…, bendecid a los que os maldicen, rezad por los que os maltratan» – esto no tiene nada que ver con un mandamiento, ni siquiera con la caridad. Porque quien dice tales palabras ha experimentado la unidad con todos los seres, con todos los hombres.

Sabe que lo que hago a otro, me lo hago a mí mismo. Da su camisa, su abrigo, él mismo en el otro, en el vecino. Con este conocimiento, Jesús abraza también al adversario, al criminal, al canalla. Esto es cualquier cosa menos piedad sentimental, es el amor que proviene de la experiencia de la unidad, de la experiencia de que el otro no existe fuera de mí.

Hoy sabemos que la conciencia genera una energía que tiene un efecto en la materia. Las emociones y los pensamientos pueden materializarse. El odio y la agresión pueden enfermar a las personas y al medio ambiente. Los buenos deseos, el amor, la benevolencia crean campos, generan fuerzas ordenadoras, sanadoras.

La oración es eficaz. No porque haya uno entronizado en algún lugar allá arriba que me dé algo porque recé 3 Padres Nuestros, sino porque éste ha puesto todo en una ley natural en un nivel superior, que se llama amor. Dios mismo con su benevolencia está allí. El amor está ahí.

¡»AMOR» es el nombre más hermoso para Dios!

Así que los niños necesitan personas (padres…) que les quieran. Para la transmisión de la fe, necesitan cristianos que estén alegres en su fe y que puedan transmitir su alegría. Necesitan una educación religiosa que, partiendo de las realidades cotidianas de la vida, lleve a los niños a experimentar el cristianismo como algo digno de ser vivido, significativo y bello. ¡Y necesitan nuestro acompañamiento también y nuestra oración!

Un ejemplo de la vida cotidiana: la mesa alrededor de la cual se reúne la familia para comer juntos. Esta mesa se convierte en el signo de la comunidad (también de la comunión). Durante el día, todos los miembros de la familia están ocupados con sus obligaciones y tareas diarias. La comida común les une y provoca en ellos un sentimiento de pertenencia. Comer juntos en familia es un acto de amor fundamental, pero tristemente demasiado poco tomado en serio (también comemos el amor que la madre ha invertido en la cocina). Cuando una familia no come junta, se desmorona.

A partir de esta experiencia, podemos llamar la atención de los niños sobre la gran familia de Dios, la Iglesia, que durante la semana está comprometida en todas partes y allí donde cada uno se encuentra por sus compromisos: el mundo del trabajo, la escuela, etc. El domingo, sin embargo, Jesús pone su mesa para nosotros y nos invita a una comida (pan y vino, cuerpo entregado por nosotros – y sangre derramada por nosotros…). Esta comida, la Santa Misa, nos une a Jesús y a los demás, la gran familia mundial de Dios.

P. Pius Platz Sch. P.

PIUS PLATZ CAROL

PIUS PLATZ CAROL

Escolapio

Sacerdote escolapio. Nacido en Barcelona en el año 1935. Inició su vida religiosa en 1959 en la ciudad de Viena, Austria. Estudió la filosofía en la Universidad de Viena y la teología en la Universidad Gregoriana de Roma. Se ha desempeñado como maestro de religión, vicario parroquial, párroco, rector tanto en la iglesia de María Treu como en la de Santa Tecla. Ha creado cursillos de meditación para niños, para padres de familia, preparación para los sacramentos, entre otros.