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Dieu, sensible aux souffrances des hommes

Dieu, sensible aux souffrances des hommes

Ce dimanche, nous sommes invités à méditer sur le texte de la guérison d’un sourd et muet relaté dans l’Évangile de Jésus Christ selon Saint Marc. Un détail attire notre attention, c’est celui d’un Jésus qui face à la misère humaine ne reste pas insensible. Il se donne des moyens pour sortir et délivrer l’être humain des maux qui minent sa vie.

Dans un contexte de pandémie dû à la maladie de la Covid-19, nous avons été séparé de nos familles, nous avons perdus des membres chers et nous avons dans nos familles des personnes atteintes par la maladie. Le message de ce dimanche est celui de l’espoir. Qui espère en Dieu connaîtra des jours meilleurs. Devant une humanité en proie en la souffrance, se présente un Dieu qui sauve, guéri et réconforte.

Jésus a guéri le malade de l’évangile, et il nous invite aujourd’hui à lui présenter nos infirmités afin qu’il puisse également réaliser son miracle de guérison dans nos vies par la volonté de son Père qui est aux Cieux.

Un autre aspect de cet Évangile serait notre collaboration dans le plan du salut que nous offre le Christ. Devant l’initiative de Jésus de nous sortir des ténèbres, se trouve notre liberté humaine. La condition de possibilité pour que nous soyons sauvés, repose sur notre collaboration au plan du salut. Il est plus que jamais important que nous tendions la main à Dieu afin de pouvoir lui permettre de prendre possession de notre être.

En ce dimanche, chers amis, tournons-nous vers Jésus pour lui présenter non seulement nous-mêmes mais aussi et surtout les personnes qui souffrent dans le monde.

P. Clement Tsanga Mbia Sch. P.

Dimanche, 05 Septembre 2021 | 23e dimanche du Temps Ordinaire

Marc 7, 31-37 : Il fait entendre les sourds et parler les muets.

Jésus quitta la région de Tyr; passant par Sidon, il prit la direction du lac de Galilée et alla en plein territoire de la Décapole. On lui amène un sourd-muet, et on le prie de poser la main sur lui. Jésus l’emmena à l’écart, loin de la foule, lui mit les doigts dans les oreilles, et, prenant de la salive, lui toucha la langue. Puis, les yeux levés au ciel, il soupira et lui dit: «Effata!», c’est-à-dire: «Ouvre-toi!». Ses oreilles s’ouvrirent; aussitôt sa langue se délia, et il parlait correctement. Alors Jésus leur recommanda de n’en rien dire à personne; mais plus il le leur recommandait, plus ils le proclamaient. Très vivement frappés, ils disaient: «Tout ce qu’il fait est admirable: il fait entendre les sourds et parler les muets».

CLÉMENT TSANGA MBIA

CLÉMENT TSANGA MBIA

Piariste

Religieux piariste de la Province d’Afrique Centrale, Assistant provincial en charge du ministère et de la mission partagée piariste et responsable de l’animation et de l’innovation pédagogique dans les Ecoles piaristes d’Afrique Centrale.
La double face du numérique et son impact dans l’éducation des enfants

La double face du numérique et son impact dans l’éducation des enfants

Nul ne met en doute aujourd’hui l’apport incommensurable du numérique dans la vie sociale en général et dans l’éducation en particulier. Le numérique compris comme l’utilisation des techniques de l’information et de la communication a révolutionné les relations sociales et l’accès à l’information. Ces techniques considérables réduisent la distance sociale et favorisent une plus grande rapidité d’accès à l’information. C’est ce que nous appelons la première face des réseaux sociaux.

La seconde face du numérique produit un effet pervers sur la jeunesse. La pluralité des informations disponibles ouvre la possibilité d’accès à la mauvaise information. Au lieu d’établir des liens, les jeunes s’isolent. La société numérique interconnecté est la société de l’individualisme et de l’isolement. La rencontre entre le « toi et le moi » devient soit le « moi et moi ». La tablette, le smartphone, l’ordinateur ou la console sont devenus l’autre moi qui n’est pas toi.

Ce contraste pose un certain nombre de problème sur le plan éducatif :

  • La construction des savoirs : quelles informations pour construire un savoir crédible
  • La place du maître : les réseaux sociaux ont produit des nouveaux maîtres et d’influenceurs anonymes. Gilles Lipovetsky auteur de Plaire et Toucher appelle cela « séduction souveraine » pour lui, « La séduction se manifeste au travers d’un ensemble de dispositifs (parures, danses, discours, pratiques magiques) réglés par la société qui visent à accroître le potentiel d’attirance des personnes ».

La question de l’éducation est donc remise en cause et on est en droit de nous demander s’il ne faille pas réinventer l’éducation au point de l’aider à retrouver sa lettre de noblesse. C’est certainement la responsabilité qui incombe les personnes qui élaborent les politiques publiques de l’éducation mais plus encore les premiers éducateurs qui sont les parents et les enseignants. Il est important aujourd’hui de repenser une forme d’éducation qui prenne en compte l’évolution de la société et voir dans quelle mesure on peut rééduquer non seulement les mentalités mais aussi et surtout les consciences humaines. La coexistence pacifique est possible si nous prenions conscience de l’existence de ceux avec qui nous partageons le quotidien plutôt que ceux qui nous vendent à longueur de journée des illusions.

P. Clément Tsanga Mbia Sch. P.

CLÉMENT TSANGA MBIA

CLÉMENT TSANGA MBIA

Piariste

Religieux piariste de la Province d’Afrique Centrale, Assistant provincial en charge du ministère et de la mission partagée piariste et responsable de l’animation et de l’innovation pédagogique dans les Ecoles piaristes d’Afrique Centrale.