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Le prochain, c’est celui vers qui je m’approche en disant oui à la compassion, non à l’indifférence.

Le prochain, c’est celui vers qui je m’approche en disant oui à la compassion, non à l’indifférence.

« Qui est mon prochain » ?

Telle est la question posée à Jésus. Une question qui fait penser à deux choses : Premièrement il y a ceux qui peuvent être considérés comme des lointains. Deuxièmement, il pourrait avoir des critères pour détecter ceux qui sont nos prochains.

Pour Jésus, le tout n’est pas de savoir qui est mon lointain encore moins le critère de détermination du prochain car, nous n’avons de différence à faire entre les humains.

Jésus nous met sur le chemin de la rencontre avec l’autre. Le prochain est donc celui que je rencontre ; celui que je vois. Malheureusement, de nos jours, les moyens de communication tendent à nous rendre moins humains. Face à deux hommes qui se bagarrent, le premier réflexe est de les prendre en vidéo ; face à un homme qui se noie, la réaction est d’immortaliser la scène comme si la scène était plus importante que la vie de la personne. Devenons plus humains en étant plus apte à porter secours qu’à immortaliser les évènements.

Très souvent nous passons près de ceux qui sont blessés, frustrés, courbés sous le fardeau de leurs soucis tout en les ignorants comme quoi, nous avons d’autres choses à faire. Pourtant, ce que le Seigneur nous demande en cet instant précis, c’est de s’approcher de cette personne.

Comme Jésus qui va à la rencontre de l’humanité blessée, le Bon samaritain fait le pas vers le blessé, le pas qui sauve, le pas qui redonne vie, le pas qui manifeste ce que l’homme doit chercher au-delà de toute pratique religieuse. Il n’est plus question pour nous de savoir si le blessé est mon prochain mais, se faire proche de celui qui est blessé et donc de nous approcher de lui.

Le bon samaritain agit comme Jésus souvent saisi de pitié. Il agissait : en guérissant le jour du sabbat, en accueillant les pécheurs et en citant plusieurs fois. A analyser de près les actions de Jésus, l’on comprend que le prochain n’est donc pas donné d’avance. C’est toute personne que je vois, toute personne que je rencontre. Cette rencontre est le fruit d’un déplacement vers l’autre. Il revient donc à chacun de se faire proche de l’autre par la compassion en refusant l’indifférence.

Puisse le Seigneur nous aider à nous faire proches les uns des autres.

P. Guy Gangnon Sch. P.

Dimanche 10 juillet 2022 | 15ème dimanche du temps ordinaire

Luc 10, 25-37 : Qui est mon prochain ?

Pour mettre Jésus à l’épreuve, un docteur de la Loi lui posa cette question: « Maître, que dois-je faire pour avoir part à la vie éternelle?». Jésus lui demanda: «Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit? Que lis-tu?». L’autre répondit: «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même». Jésus lui dit: «Tu as bien répondu. Fais ainsi et tu auras la vie».

Mais lui, voulant montrer qu’il était un homme juste, dit à Jésus: «Et qui donc est mon prochain?». Jésus reprit: «Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits; ceux-ci, après l’avoir dépouillé, roué de coups, s’en allèrent en le laissant à moitié mort. Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin; il le vit et passa de l’autre côté. De même un lévite arriva à cet endroit; il le vit et passa de l’autre côté. Mais un Samaritain, qui était en voyage, arriva près de lui; il le vit et fut saisi de pitié. Il s’approcha, pansa ses plaies en y versant de l’huile et du vin; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, et les donna à l’aubergiste, en lui disant: ‘Prends soin de lui; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai’.

»Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme qui était tombé entre les mains des bandits?». Le docteur de la Loi répond: «Celui qui a fait preuve de bonté envers lui». Jésus lui dit: «Va, et toi aussi fais de même».

GUY GANGNON

GUY GANGNON

Piariste

Est de nationalité Béninoise et Père Piariste depuis 2013. Après ses études philosophique et théologique, il est Actuellement en mission au prénoviciat de Mbour au Sénégal.

Dieu agit dans le silence

Dieu agit dans le silence

Chers frères et sœurs, après tant de solennité nous voici au 11e dimanche du temps ordinaire. L’évangile soumis à notre méditation nous parle du Royaume de Dieu. En effet, face aux difficultés quotidiennes nous sommes parfois tentés de nous demander comment se fait-il que malgré tous ces efforts consentis pour annoncer la Bonne Nouvelle l’on ne voie pas d’avantage le règne de Dieu ? pourquoi Dieu donne-t-il l’impression de se désintéresser de ce qui se passe dans le monde ? La réponse est simple : Dieu ne s’y prend pas autrement que le paysan : attendre le temps de la moisson.

Pour en parler, Jésus emploie deux paraboles : celle de la semence qui germe lentement mais infailliblement faisant référence à la puissance de Dieu qui qui fait naitre et développé son règne, et celle de la graine de moutarde qui grandit au point de pouvoir abriter les oiseaux. Quand le semeur a jeté la semence, « qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment ». Il croit que la graine jetée en terre donnera du fruit ; il est patient. Une patience qui n’est pas un désintéressement encore moins une passivité, pas même une indifférence devant l’urgence. Mais, une patience pétrie de confiance dans le Seigneur.

En réalité, le royaume, c’est le Seigneur qui le construit, nous n’avons qu’à l’annoncer et à en vivre comme des témoins. Car, pour l’instauration de son royaume, Dieu agit dans le secret et dans le silence. La croissance du royaume en nous et autour de nous sera visible aux yeux du monde si nous sommes dociles à l’Esprit d’amour de notre Dieu.

Puissions-nous en ce dimanche redonner de l’espoir à ceux qui ont perdu tout espoir et jeter la parole de Dieu en terre pour que lui-même le fasse fructifier.

P. Guy Gangnon Sch. P.

Dimanche 13 Juin 2021 | Temps ordinaire – 11e Semaine:

Mc 4,26-34: est la plus petite de toutes les semences du monde, mais dépasse toutes les plantes potagères.

​Jésus disait: «Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette le grain dans son champ: nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin du blé plein l’épi. Et dès que le grain le permet, on y met la faucille, car c’est le temps de la moisson».

Il disait encore: «A quoi pouvons-nous comparer le règne de Dieu? Par quelle parabole allons-nous le représenter? Il est comme une graine de moutarde: quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences du monde. Mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre». Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de la comprendre. Il ne leur disait rien sans employer de paraboles, mais en particulier, il expliquait tout à ses disciples.

GUY GANGNON

GUY GANGNON

Piariste

Est de nationalité Béninoise et Père Piariste depuis 2013. Après ses études philosophique et théologique, il est Actuellement en mission au prénoviciat de Mbour au Sénégal.