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La mission chez les pauvres

La mission chez les pauvres

La mission des soixante-douze disciples de Jésus est un récit propre à Luc dans lequel on y retrouve beaucoup de thèmes intéressants : la prière pour les ouvriers de l’évangile, la mission d’annoncer le règne de Dieu et de guérir les malades, l’envoi dans le dépouillement, et l’invitation à demeurer dans les maisons qui les accueillent. Mais nous allons nous intéresser seulement à quelques-uns.

Jésus avait beaucoup de disciples autour de lui. Et parmi tous ceux qui le suivent il choisit que 72, et les envoient deux par deux. Pourquoi ? La raison est simple : parce qu’on n’est jamais chrétien tout seul. L’Église n’est pas un rassemblement d’individus indépendants les uns des autres, mais bien un rassemblement de frères et sœurs dans l’amour du Seigneur. Cette mission comporte beaucoup de risques car ces disciples sont envoyés « comme des agneaux au milieu des loups ». Voilà qui est surprenant : le Seigneur enverrait-il ces disciples auprès des personnes qui veulent leur mort ?  Certainement pas ; cette expression souligne simplement que ces derniers ne seront pas toujours accueillants, et qu’ils le manifesteront parfois de façon hostile. Quand cela arrive, le disciple ne doit pas rentrer dans la violence, il doit respecter ce refus et partir en secouant « la poussière de ses sandales ». Autrement dit, faire remarquer à ces gens qu’on leur a simplement apporté la Bonne Nouvelle de Dieu. Ainsi, le disciple ne doit pas nourrir de colère ou de rancœur envers ceux-là, il doit plutôt demander au Seigneur la grâce de la conversion pour eux.

Ensuite, Jésus ajoute quelques modalités pour la mission : « n’emportez ni argent, ni sac, ni sandales, et ne vous attardez pas en salutations sur la route ». Autrement dit, ne trainons pas et ne nous laissons pas distraire par d’autres choses que la mission qui nous est confiée. Aussi, il n’est pas nécessaire de grands moyens financiers pour la mission, mais la volonté d’y répondre avec cœur. Car Dieu n’a pas choisi les disciples parce qu’ils avaient les moyens, mais tout seulement parce qu’ils étaient suffisamment proches de lui.

Enfin, Jésus nous apprend qu’annoncer sa parole ce n’est pas imposer une loi mais, montrer son amour. C’est aussi respecter les personnes dans ce qu’elles offrent ou n’offrent pas. Car, le disciple n’attend pas un salaire pour la mission.

P. Edouard Diedhiou Sch. P.

Dimanche, 03 Juillet 2022 | 14ème dimanche du temps ordinaire

Luc 10, 1-12. 17-20 : Ta paix reposera sur eux.

Après cela, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller. Il leur dit: «La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. Allez! Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. N’emportez ni argent, ni sac, ni sandales, et ne vous attardez pas en salutations sur la route. Dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord: ‘Paix à cette maison’. S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui; sinon, elle reviendra sur vous. Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous servira; car le travailleur mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qu’on vous offrira. Là, guérissez les malades, et dites aux habitants: ‘Le règne de Dieu est tout proche de vous’. Mais dans toute ville où vous entrerez et où vous ne serez pas accueillis, sortez sur les places et dites: ‘Même la poussière de votre ville, collée à nos pieds, nous la secouons pour vous la laisser. Pourtant sachez-le : le règne de Dieu est tout proche’. Je vous le déclare: au jour du Jugement, Sodome sera traitée moins sévèrement que cette ville.

Les soixante-douze disciples revinrent tout joyeux. Ils racontaient : «Seigneur, même les esprits mauvais nous sont soumis en ton nom». Jésus leur dit: «Je voyais Satan tomber du ciel comme l’éclair. Vous, je vous ai donné pouvoir d’écraser serpents et scorpions, et pouvoir sur toute la puissance de l’Ennemi ; et rien ne pourra vous faire du mal. Cependant, ne vous réjouissez pas parce que les esprits vous sont soumis; mais réjouissez-vous parce que vos noms sont inscrits dans les cieux».

EDOUARD CHRIST DIEDHIOU

EDOUARD CHRIST DIEDHIOU

Piariste

Né le 09/09/1982 au Sénégal. Il a suivi la Formation des Formateurs Religieux au Centre Sèvres de Paris. Il est actuellement Recteur et Maître des scolastiques à Abidjan (Côte d’Ivoire).

Un sacrifice nouveau pour une alliance nouvelle : l’institution de l’Eucharistie

Un sacrifice nouveau pour une alliance nouvelle : l’institution de l’Eucharistie

Chers lecteurs, il est clair dans ce récit que Jésus a choisi d’inscrire ses derniers instants de sa vie dans la perspective d’une Alliance nouvelle : « ceci est mon corps, ceci est mon sang, le sang de la nouvelle Alliance, répandu pour la multitude ». Par ces paroles, Jésus parle de sa mort. Mais voilà qu’il donne à cette mort le sens d’un Sacrifice d’Alliance avec Dieu, dans la ligne de celui de Moïse au Sinaï qui nous rappelle la pâque juive. Les préparatifs pour manger la Pâque est importante parce que c’est le repas de la fête des pains sans levain où on immolait l’agneau pascal. Mais voilà que Jésus nous donne un nouveau sens pour célébrer la Pâque. Après la résurrection, le symbolisme du pain sans levain devient le corps de Jésus et le vin, son sang. Donc, Jésus est l’agneau pascal, mort et ressuscité, qui a versé son sang pour sceller une nouvelle Alliance avec le peuple de Dieu. Désormais la loi de l’Amour sera inscrite dans nos cœurs parce que sa mort nous a rachetés et réconciliés avec le Père. Le rituel du pain sans levain et la coupe de vin nous fait communier au corps et au sang du Christ. C’est le pain et le vin de la nouvelle Alliance où Jésus nous dit qu’Il est le Pain de vie : « je suis le pain vivant venu du ciel ». Celui qui vient à Lui pour manger son corps et boire son sang n’aura jamais faim et soif. Cela nous renvoie au rituel de la célébration eucharistique. À chaque messe, nous allons à la rencontre de Jésus qui nous rassemble en un seul corps et un seul esprit pour faire advenir son royaume de justice et de paix. À chaque messe, nous faisons mémoire de ce rituel sacré où Jésus nous redit : « prenez, ceci est mon corps qui donne la vie éternelle. Prenez, ceci est mon sang, le sang de la nouvelle Alliance versé pour la multitude ». Ainsi, Jésus nous rassasie de son Amour et si nous demeurons dans cet amour nous serons source de justice, de paix et de joie.

P. Edouard Diedhiou Sch. P.

Dimanche 6 juin 2021 | Le Saint Sacrement

Mc 14,12-16.22-26: Ceci est mon corps. Ceci est mon sang.

Le premier jour de la fête des pains sans levain, où l’on immolait l’agneau pascal, les disciples de Jésus lui disent: «Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour ton repas pascal?». Il envoie deux disciples: «Allez à la ville; vous y rencontrerez un homme portant une cruche d’eau. Suivez-le. Et là où il entrera, dites au propriétaire: ‘Le maître te fait dire: Où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples?’. Il vous montrera, à l’étage, une grande pièce toute prête pour un repas. Faites-y pour nous les préparatifs». Les disciples partirent, allèrent en ville; tout se passa comme Jésus le leur avait dit; et ils préparèrent la Pâque.

Pendant le repas, Jésus prit du pain, prononça la bénédiction, le rompit, et le leur donna, en disant: «Prenez, ceci est mon corps». Puis, prenant une coupe et rendant grâce, il la leur donna, et ils en burent tous. Et il leur dit: «Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, répandu pour la multitude. Amen, je vous le dis: je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’à ce jour où je boirai un vin nouveau dans le royaume de Dieu».

Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers.

EDOUARD CHRIST DIEDHIOU

EDOUARD CHRIST DIEDHIOU

Piariste

Né le 09/09/1982 au Sénégal. Il a suivi la Formation des Formateurs Religieux au Centre Sèvres de Paris. Il est actuellement Recteur et Maître des scolastiques à Abidjan (Côte d’Ivoire).