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Chers lecteurs, il est clair dans ce récit que Jésus a choisi d’inscrire ses derniers instants de sa vie dans la perspective d’une Alliance nouvelle : « ceci est mon corps, ceci est mon sang, le sang de la nouvelle Alliance, répandu pour la multitude ». Par ces paroles, Jésus parle de sa mort. Mais voilà qu’il donne à cette mort le sens d’un Sacrifice d’Alliance avec Dieu, dans la ligne de celui de Moïse au Sinaï qui nous rappelle la pâque juive. Les préparatifs pour manger la Pâque est importante parce que c’est le repas de la fête des pains sans levain où on immolait l’agneau pascal. Mais voilà que Jésus nous donne un nouveau sens pour célébrer la Pâque. Après la résurrection, le symbolisme du pain sans levain devient le corps de Jésus et le vin, son sang. Donc, Jésus est l’agneau pascal, mort et ressuscité, qui a versé son sang pour sceller une nouvelle Alliance avec le peuple de Dieu. Désormais la loi de l’Amour sera inscrite dans nos cœurs parce que sa mort nous a rachetés et réconciliés avec le Père. Le rituel du pain sans levain et la coupe de vin nous fait communier au corps et au sang du Christ. C’est le pain et le vin de la nouvelle Alliance où Jésus nous dit qu’Il est le Pain de vie : « je suis le pain vivant venu du ciel ». Celui qui vient à Lui pour manger son corps et boire son sang n’aura jamais faim et soif. Cela nous renvoie au rituel de la célébration eucharistique. À chaque messe, nous allons à la rencontre de Jésus qui nous rassemble en un seul corps et un seul esprit pour faire advenir son royaume de justice et de paix. À chaque messe, nous faisons mémoire de ce rituel sacré où Jésus nous redit : « prenez, ceci est mon corps qui donne la vie éternelle. Prenez, ceci est mon sang, le sang de la nouvelle Alliance versé pour la multitude ». Ainsi, Jésus nous rassasie de son Amour et si nous demeurons dans cet amour nous serons source de justice, de paix et de joie.

P. Edouard Diedhiou Sch. P.

Dimanche 6 juin 2021 | Le Saint Sacrement

Mc 14,12-16.22-26: Ceci est mon corps. Ceci est mon sang.

Le premier jour de la fête des pains sans levain, où l’on immolait l’agneau pascal, les disciples de Jésus lui disent: «Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour ton repas pascal?». Il envoie deux disciples: «Allez à la ville; vous y rencontrerez un homme portant une cruche d’eau. Suivez-le. Et là où il entrera, dites au propriétaire: ‘Le maître te fait dire: Où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples?’. Il vous montrera, à l’étage, une grande pièce toute prête pour un repas. Faites-y pour nous les préparatifs». Les disciples partirent, allèrent en ville; tout se passa comme Jésus le leur avait dit; et ils préparèrent la Pâque.

Pendant le repas, Jésus prit du pain, prononça la bénédiction, le rompit, et le leur donna, en disant: «Prenez, ceci est mon corps». Puis, prenant une coupe et rendant grâce, il la leur donna, et ils en burent tous. Et il leur dit: «Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, répandu pour la multitude. Amen, je vous le dis: je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’à ce jour où je boirai un vin nouveau dans le royaume de Dieu».

Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers.

EDOUARD CHRIST DIEDHIOU

EDOUARD CHRIST DIEDHIOU

Piariste

Né le 09/09/1982 au Sénégal. Il a suivi la Formation des Formateurs Religieux au Centre Sèvres de Paris. Il est actuellement Recteur et Maître des scolastiques à Abidjan (Côte d’Ivoire).