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L’urgence de repenser la pastorale juvénile piariste, doit tenir compte de certains défis actuels, parmi lesquels :

L’intérêt: susciter de l’intérêt chez les jeunes, quand il s’agit des activités de l’Église, est actuellement un défi important dans nos milieux. En effet, les jeunes se posent de plus en plus des questions existentielles (sur le sens de leur vie, la souffrance, le futur du monde, la mort) qui demandent des réponses pratiques et quelques fois immédiates. L’Église, à travers ses agents pastoraux semble ne pas toujours avoir des solutions toutes faites à porter de main; d’où la baisse de l’intérêt chez les jeunes quant à la pastorale qui leur est proposée.

La crédibilité : il y a une crise générale de crédibilité qui pose un grand défi à la pastorale juvénile dans nos missions. En effet, le foisonnement fulgurant des scandales, surtout sexuels, des personnes consacrées et des éducateurs…créé une certaine méfiance qui paralyse l’impact de la pastorale juvénile. Cette crise de témoignage, établit un fossé entre les jeunes et les agents pastoraux; le courant de contact s’en trouvant profondément affecté.

La crise sociale et familiale : la plupart de nos jeunes vivent des situations sociales et familiales qui désorientent beaucoup leur vie chrétienne (parents divorcés, enfants adoptés, éducation monoparentale difficile, incestes, viols…). La crise dans la famille pose chez eux une échelle de croissance presque sans appui. Beaucoup sont abusés et frustrés, certains perdent gout à la vie et pensent au suicide comme solution. En bref, ils semblent ne plus trouver des repères autour d’eux.
Manque de structures adéquates : il s’agit ici d’une absence dans certains milieux des structures adéquates de formation des agents pastoraux d’une part; et d’accompagnement des jeunes d’autre part. Car, les difficultés auxquelles ils font face demandent de plus en plus qu’on soit bien formé et informé pour un accompagnement efficace.

La pandémie de la Covid-19 : depuis plus d’un an la pandémie de la Covid-19 pose un réel défi à la pastorale juvénile. En effet, la distanciation sociale comme moyen de prévention a entrainé l’interdiction de rassemblement massif de personnes dans certains états, et la fermeture momentanée des écoles et des églises chez d’autres. Ceci a beaucoup gelé la pastorale juvénile. Le faussé de désintéressement s’est davantage creusé. Il y a un énorme effort de créativité chez les agents pastoraux mais la récupération des activités est très lente.

 P. Adalbert Fouda Sch. P.

ADALBERT FOUDA

ADALBERT FOUDA

Piariste

Né à Yaoundé. Religieux et prêtre piariste. Exerce actuellement son ministère à Libreville comme enseignant de mathématiques et religion au Collège Calasanz; et vicaire de la Paroisse. L’enfant c’est ma passion!