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Suivant des experts en langue biblique néotestamentaire, le terme évangile, transcrit du grec ‘ευαγγέλιοv’, signifie « La Bonne Nouvelle ». Chez saint Marc, il signifie une narration assortie de témoignage de la vie, la mort et la résurrection de notre Seigneur Jésus-Christ (Mc 1,1). Saint Jean, pour sa part, exprime clairement que l’objectif d’un évangile est de nous conduire à la foi qui donne vie (Jn 20, 31).

Parler d’évangile de Calasanz, entend mettre en exergue la dynamique d’une vie dont le témoignage continue de se répandre dans diverses parties du monde, et invite l’homme à la foi en Dieu. Le contenu de la vie de Calasanz, comme un livre ouvert, constitue en effet son évangile. D’une enfance pieusement encadrée, nous voyons un jeune homme soucieux de servir Dieu ; puis, un pasteur ambitieux, et un homme hardiment engagé sur le chemin de sainteté –au prix de grandes souffrances- au cœur même de Dieu. Ses biographies disent bien cet évangile d’une vie pleine de sens, l’expérience d’un homme qui comme un Saint Paul au soir de sa vie reste confiant d’avoir « combattu jusqu’au bout le bon combat» (2 Tm 4, 7), et a reçu la récompense promise de son Seigneur. Parler de l’évangile de Calasanz, nous invite simplement à méditer sur sa vie, sa mort, et sa naissance au ciel, dont la ‘bonne nouvelle’ est d’abord entendue de la bouche d’un enfant. Ceci, pour découvrir davantage la vie de cet homme dont les pas ont porté la bonne nouvelle du salut par l’éducation aux enfants pauvres. Revisiter la vie de Calasanz comme un évangile, peut aussi réchauffer les motivations authentiques attiédies par l’usure du temps.

Par ailleurs, les plus dures épreuves de sa vie, constituent aussi une bonne nouvelle ; car on peut y redécouvrir l’assurance de la constante disponibilité de la grâce divine. L’itinéraire de cet homme de Peralta, mort à Rome comme un Paul, laisse voir des traces d’une vie de foi animée d’espérance et de charité.

Encore, comme saint Paul, Calasanz est détourné d’un projet purement humain pour être inscrit dans le riche projet de Dieu, en se donnant aux enfants pauvres. Ce don total de lui-même, par amour pour son prochain est également la ‘bonne nouvelle’ que toute l’Église reçoit.

 P. Adalbert Fouda Sch. P.

ADALBERT FOUDA

ADALBERT FOUDA

Piariste

Né à Yaoundé. Religieux et prêtre piariste. Exerce actuellement son ministère à Libreville comme enseignant de mathématiques et religion au Collège Calasanz; et vicaire de la Paroisse. L’enfant c’est ma passion!