Ce dimanche quatrième de l’Avent-A, ouvre déjà nos cœurs et nos esprits au mystère de la Nativité de Jésus-Christ, en contemplant la virginité féconde.
Le prophète Isaïe annonçait déjà au roi Achaz qui doutait de la fidélité de Dieu (face à l’épreuve), le signe mystérieux de la naissance d’un enfant né d’une « jeune fille », dont le nom « Dieu-avec-nous » manifestait déjà que sa venue était porteuse de fécondité (Is 7, 10-16). En effet, l’expression « jeune femme/fille » selon la traduction, indique bien cet état de virginité et de pureté de laquelle surgira le salut que Dieu, par sa présence (Emmanuel), donnera à son peuple. Puisqu’il fallait bien un état de pureté pour commencer un peuple nouveau et plus fécond. Isaïe annonce ainsi que la virginité sera porteuse de fécondité grâce à l’intervention de Dieu.
Cette prophétie a dépassé le sens premier de sa réalisation immédiate (sous-entendu le fils d’Achaz) pour s’accomplir en Marie, « jeune fille », « accordée en mariage à Joseph » suivant l’Évangile (Mt 1, 18). C’est en effet, en Marie que l’Emmanuel vient à notre rencontre. Encore une fois, la fécondité de cette conception virginale, « par l’action de l’Esprit Saint », est rendue manifeste par le nom que l’ange indique à Joseph pour l’enfant : « Jésus », le « Seigneur sauve. » La conception virginale, par l’intervention de Dieu féconde ainsi une ère nouvelle de salut.
Cette ère nouvelle est celle de l’Église que féconde le saint Corps du Christ ; peuple saint formé par Lui-même qui est venu selon la promesse du passé, qui vient dans l’aujourd’hui de la foi, et qui viendra dans la gloire future; en bref, l’Emmanuel, Dieu-avec-nous toujours. L’Église est alors elle-même, à l’image de Marie, Mère et porteuse de la semence du Royaume, où sont fécondés dans « l’obéissance de la foi » et par « l’Esprit qui sanctifie », les « bien-aimés de Dieu ». Telle est la Bonne Nouvelle dont les Apôtres, l’Église et les chrétiens sont les serviteurs et les ministres, comme enseigne saint Paul (Rm 1, 1-7).
Seul le Christ justifie la virginité féconde annoncée par le Prophète, accomplie dans le sein de Marie, et enfouie dans la vie de l’Église. Cette Bonne Nouvelle inlassablement prêchée par l’Église, est à accueillir dans sa pureté qui féconde en nos vies la joie de l’espérance.
P. Adalbert Fouda Sch. P.
Dimanche 18 décembre 2022 | 4ème dimanche de l’Avent
Mt 1, 18-24: Jésus naîtra de Marie, accordée en mariage à Joseph, fils de David
Voici comment fut engendré Jésus Christ :
Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ;
avant qu’ils aient habité ensemble,
elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint.
Joseph, son époux,
qui était un homme juste,
et ne voulait pas la dénoncer publiquement,
décida de la renvoyer en secret.
Comme il avait formé ce projet,
voici que l’ange du Seigneur
lui apparut en songe et lui dit :
« Joseph, fils de David,
ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse,
puisque l’enfant qui est engendré en elle
vient de l’Esprit Saint ;
elle enfantera un fils,
et tu lui donneras le nom de Jésus
(c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve),
car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »
Tout cela est arrivé
pour que soit accomplie
la parole du Seigneur prononcée par le prophète :
Voici que la Vierge concevra,
et elle enfantera un fils ;
on lui donnera le nom d’Emmanuel,
qui se traduit : « Dieu-avec-nous ».
Quand Joseph se réveilla,
il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit :
il prit chez lui son épouse.

ADALBERT FOUDA
Piariste
Né à Yaoundé. Religieux et prêtre piariste. Exerce actuellement son ministère à Libreville comme enseignant de mathématiques et religion au Collège Calasanz; et vicaire de la Paroisse. L’enfant c’est ma passion!