Podemos considerar el Jueves Santo como el día más alegre de la vida de Jesús.
También podemos considerar el Jueves Santo como el día de la muerte de Jesús.
¡Cómo no estar alegre si ese día Jesús iba a dar la mayor prueba de su amor por sus discípulos y por toda la humanidad!
Dos evangelistas nos lo señalan: Juan nos dice que «sabiendo que había llegado la hora de pasar de este mundo a su Padre, habiendo amado a los suyos, los amó hasta el fin«. (Jn 13,1) Y Lucas también pone en boca de Jesús esta declaración muy hermosa y extraordinaria: «Deseaba ardientemente comer esta Pascua con vosotros antes de sufrir». (Lc 22:15).
Jesús ha llegado a la cumbre de su vida-entregada-a-los-hombres, a la cumbre de la expresión de su amor: «No hay amor más grande que dar la vida por aquellos a quienes amamos» (Jn 15, 13).
Está tan alegre y feliz que está muy preocupado por la preparación del banquete pascual y envía para hacerla a los dos discípulos en los que más confía, Pedro y Juan (Lc 22,7-8). Esta será la comida más solemne, la comida de las confidencias (5 capítulos en Juan!, del 13 al 17).
Y, sobre todo, su amor lo lleva a «inventar» la Eucaristía. Ya conocemos el muy hermoso lugar que ocupaban las comidas en la vida de Jesús. Las amaba como amaba estar con la gente. Eran una gran oportunidad para compartir, para la convivencia y la intimidad. Jesús había compartido comidas en todas partes y con todos: publicanos y fariseos, ricos y pobres, pecadores y prostitutas.
Entonces quiso perpetuar la comida más grande de su vida “hasta el fin de los tiempos”. Este invento es tan atrevido, tan inaudito, tan maravilloso, que solo Dios pudo haber tenido una idea tan hermosa.
En esta misma comida nos deja su testamento. ¡Con qué amor! Precisamente el amor será el tema y el mensaje principal de los 5 capítulos del testamento de Jesús. Y, veamos además la gran pedagogía de Jesús ilustrando su mensaje con una imagen gráfica indeleble: Jesús a los pies de cada discípulo para servirle lavándole los pies, oficio de esclavos. El Amor se manifiesta concretamente en el SERVICIO.
Finalmente, el Jueves Santo puede considerarse el día en que Jesús murió. Porque ¿qué es la muerte sino entregar la propia vida? El supremo acto de amor, Jesús lo realizó durante esta magnífica comida: tomó el pan y dijo: tomad y comed, este es mi CUERPO-ENTREGADO por vosotros. Después tomó la copa y dijo: tomad y bebed todos de ella, esta es mi SANGRE-DERRAMADA por vosotros.
Cuando Jesús salió de la sala, ya había dado su vida, gratuitamente y por amor. La puso, como ya lo estaba, en las manos de su Padre y la entregó asimismo en manos de los hombres.
H. Ferran Sans Sch. P.
Jn 13, 1-15: Los amó hasta el extremo
Estaban cenando; ya el diablo había suscitado en el corazón de Judas, hijo de Simón Iscariote, la intención de entregarlo; y Jesús, sabiendo que el Padre había puesto todo en sus manos, que venía de Dios y a Dios volvía, se levanta de la cena, se quita el manto y, tomando una toalla, se la ciñe; luego echa agua en la jofaina y se pone a lavarles los pies a los discípulos, secándoselos con la toalla que se había ceñido.
Llegó a Simón Pedro, y este le dice:
«Señor, ¿lavarme los pies tú a mí?».
Jesús le replicó:
«Lo que yo hago, tú no lo entiendes ahora, pero lo comprenderás más tarde».
Pedro le dice:
«No me lavarás los pies jamás».
Jesús le contestó:
«Si no te lavo, no tienes parte conmigo».
Simón Pedro le dice:
«Señor, no solo los pies, sino también las manos y la cabeza».
Jesús le dice:
«Uno que se ha bañado no necesita lavarse más que los pies, porque todo él está limpio. También vosotros estáis limpios, aunque no todos».
Porque sabía quién lo iba a entregar, por eso dijo: «No todos estáis limpios».
Cuando acabó de lavarles los pies, tomó el manto, se lo puso otra vez y les dijo:
«¿Comprendéis lo que he hecho con vosotros? Vosotros me llamáis “el Maestro” y “el Señor”, y decís bien, porque lo soy. Pues si yo, el Maestro y el Señor, os he lavado los pies, también vosotros debéis lavaros los pies unos a otros: os he dado ejemplo para que lo que yo he hecho con vosotros, vosotros también lo hagáis».
Nous pouvons considérer le Jeudi Saint comme le jour le plus joyeux de la vie de Jésus.
Nous pouvons aussi considérer le Jeudi Saint comme le jour de la mort de Jésus.
Comment ne pas être heureux si ce jour-là Jésus allait donner la plus grande preuve de son amour pour ses disciples et pour l’humanité entière ! Deux évangélistes nous le signifient : Jean nous dit que « sachant que l’heure était venue de passer de ce monde à son Père, ayant aimé les siens, les aima jusqu’au bout. » (Jn 13,1) Et Luc met aussi en la bouche de Jésus cette très belle et extraordinaire affirmation : « J’ai ardemment désiré manger cette pâque avec vous avant de souffrir. » (Lc 22,15). Jésus est arrivé au sommet de sa vie-donnée-aux hommes, au sommet de l’expression de son amour : « il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » (Jn 15,13).
Il est tellement joyeux et heureux qu’il est très soucieux de la préparation du banquet pascal et il y envoie pour la faire les deux disciples en qui plus il confie, Pierre et Jean (Lc 22,7-8). Ce sera le repas le plus solennel, le repas des confidences (5 chapitres en Jean !, du 13 au 17).
Et par-dessus de tout, son amour l’amène à « inventer » l’eucharistie. Nous savons déjà la très belle place que les repas occupaient dans la vie de Jésus. Il les aimait comme il aimait être avec les gens. C’était une grande occasion de partage, de convivialité, d’intimité. Jésus avait partagé les repas partout et avec tout le monde : publicains, pharisiens, riches et pauvres, pécheurs et prostituées. Ainsi, donc, il a voulu perpétuer le plus grand repas de sa vie «jusqu’à la fin des temps». Cette une invention si osée, si inouïe, si merveilleuse, que seulement Dieu pouvait avoir eu une si belle idée.
Dans ce même repas il nous laisse son testament. Avec quel amour ! Précisément l’amour sera le thème et le message principal des 5 chapitres de Jean sur le testament de Jésus. Et, la grande pédagogie de Jésus : il illustre son message avec une image graphique ineffaçable: Jésus au pied de chaque disciple pour le servir en le lavant les pieds, office des esclaves. L’amour se manifeste concrètement dans le SERVICE.
Pour finir, le Jeudi Saint peut être considéré comme le jour de la mort de Jésus. Car, qu’est-ce que la mort sinon donner la vie ? L’acte suprême d’amour, Jésus l’a réalisé pendant ce magnifique repas : il a pris le pain et il a dit: prenez et mangez, CECI EST MON CORPS-LIVRÉ POUR VOUS. Après, il prit la coupe et il dit : prenez et buvez-en tous, ceci est mon SANG-VERSÉ pour vous. Lorsque Jésus quitta la salle, il avait déjà donné sa vie, librement et par amour.
Fr. Ferran Sans Sch. P.
Jn 13, 1-15 : « Il les aima jusqu’au bout »
sachant que l’heure était venue pour lui
de passer de ce monde à son Père,
Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde,
les aima jusqu’au bout.
Au cours du repas,
alors que le diable
a déjà mis dans le cœur de Judas, fils de Simon l’Iscariote,
l’intention de le livrer,
Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains,
qu’il est sorti de Dieu et qu’il s’en va vers Dieu,
se lève de table, dépose son vêtement,
et prend un linge qu’il se noue à la ceinture ;
puis il verse de l’eau dans un bassin.
Alors il se mit à laver les pieds des disciples
et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture.
Il arrive donc à Simon-Pierre,
qui lui dit :
« C’est toi, Seigneur, qui me laves les pieds ? »
Jésus lui répondit :
« Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ;
plus tard tu comprendras. »
Pierre lui dit :
« Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! »
Jésus lui répondit :
« Si je ne te lave pas,
tu n’auras pas de part avec moi. »
Simon-Pierre
lui dit :
« Alors, Seigneur, pas seulement les pieds,
mais aussi les mains et la tête ! »
Jésus lui dit :
« Quand on vient de prendre un bain,
on n’a pas besoin de se laver, sinon les pieds :
on est pur tout entier.
Vous-mêmes,
vous êtes purs,
mais non pas tous. »
Il savait bien qui allait le livrer ;
et c’est pourquoi il disait :
« Vous n’êtes pas tous purs. »
Quand il leur eut lavé les pieds,
il reprit son vêtement, se remit à table
et leur dit :
« Comprenez-vous
ce que je viens de faire pour vous ?
Vous m’appelez “Maître” et “Seigneur”,
et vous avez raison, car vraiment je le suis.
Si donc moi, le Seigneur et le Maître,
je vous ai lavé les pieds,
vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres.
C’est un exemple que je vous ai donné
afin que vous fassiez, vous aussi,
comme j’ai fait pour vous. »

FERRAN SANS PASCUAL
Piariste

