+39 06 68 40 741 scolopi@scolopi.net

Commémorer les fidèles défunts offre une occasion de rappeler l’enseignement de l’Église au sujet de l’enfer, du purgatoire et du ciel.

ENFER : Selon le Catéchisme de l’Église Catholique (CEC, 1033), l’enfer désigne l’état d’auto-exclusion définitive de la communion avec Dieu et avec les bienheureux. En effet, cette idée est fondée tant sur l’enseignement de Jésus (Mt 5, 22. 29; Lc 13, 28) que sur les écrits des Apôtres (1 Th, 5, 3; 2 Th 1, 9; Rm 9, 22; Ap 14, 10). Il s’agit ici d’un refus de choisir l’Amour de Dieu, et d’accueillir sa miséricorde. Car, Dieu ne prédestine personne pour l’enfer, son projet de salut est pour tous; c’est l’homme lui-même qui le choisit, par son aversion volontaire de Dieu et son obstination à y demeurer jusqu’à la fin de sa vie. L’enseignement sur l’enfer a pour but d’appeler l’homme à la conversion et la responsabilité dans l’usage de sa liberté en vue de son destin éternel.

PURGATOIRE : Selon le CEC- 1030, ceux qui meurent dans la grâce et l’amitié de Dieu, mais imparfaitement purifiés, bien qu’assurés de leur salut éternel, souffrent après leur mort, une purification. Donc, le purgatoire désigne la purification finale des élus, qui est tout à fait distincte du châtiment des damnés. Loin d’être un lieu, comme un centre de concentration (ou de torture), le purgatoire est plutôt le processus interne et nécessaire de transformation de l’homme, par lequel ce dernier devient capable du Christ, capable de Dieu et par suite capable de s’unir à toute la communio sanctorum.

CIEL : Ceux qui meurent dans la grâce et l’amitié de Dieu, et qui sont parfaitement purifiés, vivent pour toujours avec le Christ (CEC- 1023). Cette vie parfaite avec la sainte Trinité, cette communion de vie et d’amour avec Elle, avec la Vierge Marie, les anges et les bienheureux est appelée « le ciel » (CEC, 1024). Le ciel est donc la fin ultime et la réalisation des aspirations les plus profondes de l’homme, l’état de bonheur suprême et définitif.  Vivre au ciel c’est « être avec le Christ ». Selon une expression empruntée de Hans Kung, « le ciel de la foi –dont nous parlons ici – n’est pas un lieu mais une manière d’être »; et Ratzinger ajoutera, il est avant tout participation au mode d’existence du Christ.

 P. Adalbert Fouda Sch. P.

ADALBERT FOUDA

ADALBERT FOUDA

Piariste

Né à Yaoundé. Religieux et prêtre piariste. Exerce actuellement son ministère à Libreville comme enseignant de mathématiques et religion au Collège Calasanz; et vicaire de la Paroisse. L’enfant c’est ma passion!