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L’évangile d’aujourd’hui nous raconte l’histoire d’une veuve qui part voir un juge pour qu’il lui rende justice. Ce dernier, malheureusement, se définit comme étant quelqu’un qui n’a aucun respect envers Dieu et se moque des hommes. Il pense se suffire et n’en fait qu’à son bon vouloir. Cependant, cette femme veuve qui a la malchance de tomber sur ce mauvais juge, ne va pas perdre espoir et parviendra à obtenir justice car elle possède trois qualités importantes : l’humilité, la persévérance et la vigilance.

  1. L’humilité : La veuve sait que sa cause est juste et que le juge n’est un homme bon. Mais ce qu’elle sait davantage c’est qu’il n’y a que ce juge mauvais qui peut lui rendre justice contre son adversaire. Elle ira donc voir le juge sans tenir compte de la mauvaise réputation de celui-ci. Elle reconnait qu’elle ne peut obtenir gain de cause autrement qu’en s’humiliant encore et encore devant cet homme apparemment inflexible. Du fond d’elle-même, elle se voit petite, faible et pauvre. Cette pauvreté est aussi curieusement sa force. En effet, la reconnaissance de sa pauvreté est la première condition de participation au Royaume. Il faut être humble pour gagner le cœur de Dieu !
  2. La persévérance : Saint Luc nous dit que ce n’est pas de bon cœur ou par conscience professionnelle que le juge a cédé à la demande pressante de la veuve. S’il l’a fait, c’est bien plus pour retrouver sa tranquillité, pour qu’elle arrête de le déranger. A cet effet, le juge dit : « Je vais lui rendre justice pour qu’elle ne vienne plus sans cesse me casser la tête ». La persévérance paye ; elle est une vertu. La vie de foi n’est toujours pas un long fleuve tranquille. Bien au contraire, elle est souvent parsemée de difficultés et d’embûches. Croire c’est justement refuser de baisser les bras, c’est faire face à l’adversité avec discernement et clairvoyance.
  3. La vigilance : Si nous ne devons pas baisser les bras, c’est justement pour que nous restions vigilants. La fin de ce texte sonne effectivement comme une mise en garde : « Le fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » La foi est un combat : il nous faut permanemment rester en éveil si nous ne voulons pas vaciller, recevoir les coups de l’adversaire et tout perdre. Nous sommes appelés à crier jour et nuit vers Dieu : il nous rendra justice parce que nous sommes ses élus.

P. Félicien Mouendji Sch. P.

Dimanche 16 octobre 2022 | 29ème dimanche du temps ordinaire 

Lc18, 1-8

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples une parabole sur la nécessité pour eux de toujours prier sans se décourager : « Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait pas Dieu et ne respectait pas les hommes. Dans cette même ville, il y avait une veuve qui venait lui demander : ‘Rends-moi justice contre mon adversaire.’ Longtemps il refusa ; puis il se dit : ‘Même si je ne crains pas Dieu et ne respecte personne, comme cette veuve commence à m’ennuyer, je vais lui rendre justice pour qu’elle ne vienne plus sans cesse m’assommer.’ »
Le Seigneur ajouta : « Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice ! Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ? Les fait-il attendre ? Je vous le déclare : bien vite, il leur fera justice. Cependant, le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? »

FÉLICIEN MOUENDJI MASSONGO

FÉLICIEN MOUENDJI MASSONGO

Piariste

Prêtre piariste de nationalité camerounaise. J’ai travaillé principalement comme formateur au Sénégal et au Cameroun. J’ai occupé les fonctions d’assistant provincial et responsable d’Itaka dans la Province d’Afrique centrale. Actuellement, j’exerce comme Supérieur du Vicariat piariste du Congo et Maître des scolastiques à Kinshasa (RD Congo).