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Dieu agit dans le silence

Dieu agit dans le silence

Chers frères et sœurs, après tant de solennité nous voici au 11e dimanche du temps ordinaire. L’évangile soumis à notre méditation nous parle du Royaume de Dieu. En effet, face aux difficultés quotidiennes nous sommes parfois tentés de nous demander comment se fait-il que malgré tous ces efforts consentis pour annoncer la Bonne Nouvelle l’on ne voie pas d’avantage le règne de Dieu ? pourquoi Dieu donne-t-il l’impression de se désintéresser de ce qui se passe dans le monde ? La réponse est simple : Dieu ne s’y prend pas autrement que le paysan : attendre le temps de la moisson.

Pour en parler, Jésus emploie deux paraboles : celle de la semence qui germe lentement mais infailliblement faisant référence à la puissance de Dieu qui qui fait naitre et développé son règne, et celle de la graine de moutarde qui grandit au point de pouvoir abriter les oiseaux. Quand le semeur a jeté la semence, « qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment ». Il croit que la graine jetée en terre donnera du fruit ; il est patient. Une patience qui n’est pas un désintéressement encore moins une passivité, pas même une indifférence devant l’urgence. Mais, une patience pétrie de confiance dans le Seigneur.

En réalité, le royaume, c’est le Seigneur qui le construit, nous n’avons qu’à l’annoncer et à en vivre comme des témoins. Car, pour l’instauration de son royaume, Dieu agit dans le secret et dans le silence. La croissance du royaume en nous et autour de nous sera visible aux yeux du monde si nous sommes dociles à l’Esprit d’amour de notre Dieu.

Puissions-nous en ce dimanche redonner de l’espoir à ceux qui ont perdu tout espoir et jeter la parole de Dieu en terre pour que lui-même le fasse fructifier.

P. Guy Gangnon Sch. P.

Dimanche 13 Juin 2021 | Temps ordinaire – 11e Semaine:

Mc 4,26-34: est la plus petite de toutes les semences du monde, mais dépasse toutes les plantes potagères.

​Jésus disait: «Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette le grain dans son champ: nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin du blé plein l’épi. Et dès que le grain le permet, on y met la faucille, car c’est le temps de la moisson».

Il disait encore: «A quoi pouvons-nous comparer le règne de Dieu? Par quelle parabole allons-nous le représenter? Il est comme une graine de moutarde: quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences du monde. Mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre». Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de la comprendre. Il ne leur disait rien sans employer de paraboles, mais en particulier, il expliquait tout à ses disciples.

GUY GANGNON

GUY GANGNON

Piariste

Est de nationalité Béninoise et Père Piariste depuis 2013. Après ses études philosophique et théologique, il est Actuellement en mission au prénoviciat de Mbour au Sénégal.

Cuidar el corazón

Cuidar el corazón

El consejo del libro de los Proverbios: “Cuida tu corazón, en él está la fuente de la vida” (Prov 4,23), descubre la dignidad que la sabiduría bíblica concede a la dimensión afectiva e intelectiva que nos constituye como personas abiertas a la relación. La tradición hebrea concentra en el corazón una amplia gama de significados y actividades que el mundo occidental asocia al juicio, la ponderación, el discernimiento o la racionalidad.

La antropología bíblica, integral e integradora, contempla el corazón humano como fuente de plenitud y cauce para una relación armónica con uno mismo, con los otros y también con Dios. Quizás por ello los grandes testigos de la Escritura anhelan y suplican “un corazón sabio” (2 Cro 1,10-11) capaz de agradar a Dios y practicar lo que es justo, estimándose de una manera ponderada, sin exageraciones vanidosas y libre, también, de falsas humildades.

Del corazón mana la vida, y desde esta certeza asentada en la historia de Israel, Jesús de Nazaret hace de la suya un espacio abierto a las relaciones, a la donación incondicional y al servicio gratuito. Encontrarse con Él abre a los alejados a la buena noticia de que es posible volver para saberse amados y aceptados sin juicios ni cuentas pendientes. Los enfermos encuentran la curación a la herida profunda causada por el des-cuido de los otros, y los pequeños se saben primeros en un reino que les pertenece, mientras tantos les niegan la posibilidad de ser-en-plenitud que Dios ha prometido.

Contemplar y saberse atraído por el corazón abierto del Crucificado rubrica el camino de Jesús que, al fin, abre de par en par la puerta de su Cuerpo para que “todos tengan acceso al Padre” trasparentando un amor que “perdona, soporta, cree y espera” sin límite. Seducidos por la incondicionalidad del profeta nazareno somos emplazados a cuidar el corazón para que siga siendo posible la paradoja de dar la vida para que otros la disfruten.

P. Ángel Ayala Guijarro Sch. P.

ÁNGEL AYALA GUIJARRO

ÁNGEL AYALA GUIJARRO

Escolapio

Madrid (1976). Doctor en Teología por la Universidad Pontificia Comillas (Madrid). Responsable en Roma del departamento de Identidad y Carisma Calasancio.